Au détour de pages sur la toile, je regardais défiler les noms de tous ces gens cherchant désespérément que l'amour se présente gentiment. Des rires apparaissaient, ainsi que de la vulgarité, parfois je souriais, mais très vite je me lassais. Tous les soirs, j'allumais mon PC qui éclairait à peine cette sombre pièce qui sentait l'encens brûlant doucement. Je parcourais quelques sites jusqu'à ce qu'un soir, je me retrouvais au milieu de pseudonymes étranges tandis que le mien paraissait petit et frêle comme si j'avais pu me placer sans me faire écraser. Au début je trouvais la situation amusante, la nuit fait toujours sortir les personnages des plus curieux, me disant, que tous les tarés ne peuvent être enfermés. Ils se faisaient appeler Otherkin's et il me vint l'envie de moquerie Mais très vite je compris qu'il s'agissait d'êtres à part, qu'ils savaient s'exprimer et qu'ils étaient même très cultivés. Soudain, un sentiment étrange parcourait mon âme, je me sentais mal, je chancelais aspiré par mon écran d'ordinateur. je secouais la tête essayant de me remettre, j'éteignais mon PC et me sentais tout de suite en meilleure santé. Assis sur mon fauteuil seul dans le noir, alors que l'encens avait fini de brûler, je sentais que mon coeur ralentissait et l'odeur d'un parfum féminin m'enchantais soudain. Je ressentais sa présence invisible et je restais sans bouger jusqu'à ce que deux mains se glissent doucement sous ma chemise, j'ignorais ce qu'il allait m'arriver, j'étais humé et caressé. Envoûté comme dans un rêve, je me laissais faire, elle absorbait ma force avec délicatesse à travers mes chairs et je savais qu'elle ne sortait pas des enfers. Je sentais son souffle sur ma peau et autour de moi j'entendais des voix. Je me sentais quitter mon corps flottant a travers cette mystérieuse divagation. J'étais ivre d'émotions, en mon être tout ce mélangeait et je sentais mon énergie s'échapper. Je ne pouvais bouger et pourtant je me mis a aimer ce qu'elle me faisait, elle aspirait ma vitalité. Elle avait laissé en moi son empreinte comme celle d'un célèbre peintre. Elle avait prit mon âme, mon corps, mon coeur ma vie et me les rendit. J'étais vidé mais je ressentais l'amour plus fort que jamais. Je souhaitais être emporté par ce qui m'avait envahi, je ne voulais plus jamais la quitter. Mais, je me réveillais le lendemain matin dans mon fauteuil la chemise ouverte me rappelant l'odeur de son parfum. Je rallumais mon PC pour savoir quel pseudonyme elle possédait dans l'espoir de la rencontrer dans la réalité.
LVL.